Message à Ataegina
Tuesday August 28th 2007, 10:55 am
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Parce que son blog n’arrête pas de prétendre que mes commentaires contiennent du spam, j’ai décidé d’écrire ici mon commentaire à Atae.

“Les blogs, après tout, c’est comme des fringues. A un moment de notre vie, ça nous ressemble, nous représente, nous colle à la peau.

Puis un jour on se dit que si on change pas de vêtement, free mobile ringtones virgin mobile ringtones verizon ringtones free phone ringtones verizon wireless free nokia ringtones tracfone cellular free one ringtones free sprint cell phone ringtones free cingular cell phone ringtones free yahoo ringtones kyocera ringtones free mp3 ringtones converter ringtones gratis free ctu ringtones free mobile phone ringtones download free cingular ringtones free real tone ringtones cell free phone ringtones verizon wireless send free ringtones to your phone download nokia ringtones on grandira jamais.

Alors on met autre chose, on montre aux gens qu’à l’intérieur on est plus tout à fait pareille.

Mais on fond, on a conserve quand même dans le placard une vieille paire de converse, qu’on rechaussera à l’occasion, parce que finalement on a pas tant changé que ça. On aura au moins gardé le bon, l’essentiel.”

Rien de plus.



Et moi… je me marie !!!
Thursday July 26th 2007, 11:52 am
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Concernant le mariage, on trouve en général une opposition assez nette entre les partisants du oui et ceux du non. Comme pour les rigolus et les tristus (cette comparaison s’adresse aux personnes d’une trentaine d’années ayant une connaissance assez riche de Pif Gadget), les membres d’un clan passent leur temps à essayer de convertir les autres, mais c’est beaucoup plus difficile que dans le monde des petits bonhommes rouges et verts.

En général, ce qui convaincra un des membres d’une caste va être la confrontation effective à la décision : to be married or not to be. Avant, ce n’est que de la gymnastique d’esprit sans véritabe réflexion, on appréhende le sujet de façon désinvolte. “Se marier… humm… Trop de contraintes, des beaux parents, fêtes de familles… non, c’est naze !!!”. Mais le jour où on se retrouve face au choix, quand, le genou enfoncé dans le sol, l’être aimé fait sa demande “en bon uniforme”, comme dirait une de mes connaissances qui aurait pu se prénommer Steevie, c’est une autre histoire. Toutes les mauvaises pensées concernant le mariage peuvent s’évanouir. “Après tout, avec lui c’est différent. Et si je lui dis non, il va mal le prendre.” Alors notre anti-mariage rentre de la clan des pro-mariage, parfois un peu contraint. 

Du coup, une fois que ça nous arrive, si on a changé d’avis, et donc de clan, on se doit de trouver de bonnes raisons pour avoir retourné sa casquette et ainsi trahi sa caste. “Comprenez, l’idée de mariage en soi reste abjecte, mais fiscalement c’est tellement plus intéressant. Aussi, on se marie pour l’aspect pécunier, mais pour le reste on ne changera rien ! Elle ne changera même pas de nom ! Certes, on va faire une fête, mais c’est juste le prétexte”.

Mais les anti-mariages trahis n’abandonnent pas aussi vite l’un des leurs, et même si celui-ci est perdu pour la cause, ils ne peuvent s’empêcher de planter des banderilles. “Tu es sûr de ce que tu fais ? Pauvre fou !”. “Le premier homme à s’être marié ne savait pas… les autres sont impardonnables !”, et autres joyeuseté du genre. Ces fourbes sont prêts à tout, et l’estocade, ils viennent l’asséner le jour même des noces. Et oui, l’anti-mariage n’est quand même pas contre un bon gueuleton. Ce jour là, en félicitant les mariés, ils n’hésitent pas à dire à l’un et l’autre “quelle connerie tu fais !”.

Moi je ne suis pas contre le mariage. Forcément, je me marie cet été, j’ai plus le choix, je dois être pour. Par contre, j’ai mis du temps à me décider car l’évocation de la préparation de celui-ci m’irritait au plus haut point. Je n’avais pas tort… En tout cas jusque là, je n’avais jamais clamé de position concernant le mariage, ça permet d’éviter de regretter ses propos.

Quand il s’agit d’évoquer le mariage et d’évoquer sa position à se sujet, il faut toujours rester évasif ou trouver à satisfaire les deux camps. Certains l’ont bien compris. Un jour, un président de la république Française a dit : “Je suis contre le mariage homosexuel. Par contre, je suis pour une union entre les gens d’un même sexe, leur conférant les mêmes droits qu’aux mariés, avec une cérémonie en mairie”. Balèze le gars.



Ne le dis à personne
Thursday November 30th 2006, 1:06 pm
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Hier je suis allé au ciné. Sans vraiment savoir de quoi il s’agissait, j’ai été voir “Ne le dis à Personne”.

Dans ce genre de film, les mecs aiment le côté thriller-action, les filles plutot l’aspect sentimental.

Je suis un mec. Résolument. Mais alors pourquoi est-ce que je me sens encore boulversé aujourd’hui ? Ca m’arrive parfois sur certains films qui me prennent aux tripes, mais curieusement, c’est souvent les aspects sentimentaux qui me marquent. Et je passe la journée du lendemain à cogiter là dessus, chercher des infos sur le film : que voulait les réalisateur, qu’est-ce qu’il cherchait à transmettre, sur quoi il tenait à appuyer, comment l’ont vécu les acteurs.

J’y ai trouvé pas mal de critiques. Les gens sont durs. J’ai réussi à trouvé quelqu’un qui raconte la fin du livre dont est tiré le film, qui est un peu différente. En général je préfère les livres aux films, mais là je ne lirai pas le bouquin. Je ne veux pas atténuer mon impression du film. Sans doute qu’en lisant le livre j’en aurais préféré le dénouement. Mais peu importe, ce n’est pas cet aspect qui m’a marqué.

Je me retrouve parfois très fleur bleu après avoir vu des films sentimentaux. Mais sur le coup, je ne sais pas pourquoi. Je ne sais pas si c’est l’amour inconditionnel que se portent les deux héros. Si c’est l’aspect dramatique de l’histoire. François Cluzet transmet des émotions palpables. Je me dis qu’à sa place j’aurais réagi pareil. Aussi laid quand il se biture. Aussi déterminé quand il se met à espérer. Aussi fonceur quand il faut fuir la police pour ne pas rater un rendez-vous éventuel.

La BO, faite en une journée à la volée par -M- ne manque pas d’ajouter du piment. Elle alourdit les moments difficiles, ralentit le temps lors des suspens qu’on veut voir finir, exhauste les instants clés.

Je ne suis pas critique de film et je n’ai pas l’intention de le faire ici. Mais je suis marqué par celui-ci. Et là je passe une journée pénible, car je me sens accaparé par cette sensation, par ce film qui m’a touché, qui m’a retourné pour une raison inconnue.

Je sais que demain ce sera tout. Je sais que demain, ça sera passé. Et j’ai limite hâte d’être demain pour me sentir allégé du poids que je ressens. D’un autre côté, c’est si bon de ressentir des choses ainsi, qui violentent notre âme. La seule question qui reste c’est pourquoi ? Pourquoi ce film là ?



Big est spammé
Thursday November 23rd 2006, 1:07 am
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J’en ai eu marre.

J’en ai eu marre et j’ai craqué.

Marre parce que chaque jour je recevais 50 mails m’indiquant qu’on avait posté des commentaires sur mon blog et que c’est toujours pour du viagra ou des conneries du genre.

Si jamais quelqu’un a décidé de poster un commentaire, je l’ai sans doute raté à cause de toutes ces spams qui nous pourrissent la vie.

Quel intérêt ils ont à faire ça ces pollueurs ? Qui va aller voir le site pour agrandir son pénis ou pour mater des vidéos porno gérontophiles ?

Merde ! J’écris ce blog pour que les gens qui ont envie de le lire puissent passer un bon moment, pour partager avec eux, et si certains postent des commentaires, j’aimerais pouvoir les lire et y répondre sans devoir sortir le casque d’archéo !!!

Aussi, j’ai dû me résoudre à une décision qui ne m’enchante guère : pour pouvoir commenter, il faudra créer un compte et se loguer sur le site.

Je sais que c’est pénible, qu’on en a marre de constamment entrer des mots de passe, mais c’était ça ou fermer complétement les commentaires, et je n’ai pas envie de me priver d’un petit motivé qui voudrait mon donner son avis.

Désolé, et merci de votre compréhension.



La plus douce des sensations… et la plus amer aussi
Friday October 13th 2006, 7:17 pm
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Ce soir je suis sorti pour aller chez le médecin. Rien de grave, je vous rassure, et le fait que j’aille chez le médecin est purement anécdotique, si ce n’est qu’il ne fallait pas que j’arrive avant la fin des consultations.

En sortant je vois devant chez moi un type avec le capot ouvert. Pas de chance…

Je passe mon chemin car les consultations vont s’achever, je vois le médecin, passe à la pharmacie, oubliant complétement mon bonhomme et son scenic.

De retour, je le vois, une batterie sur les bras, l’air désemparé. Naturellement, je vais le voir et le type semble surpris quand je lui demande si je peux l’aider. Il m’explique que ça batterie doit être morte, qu’il en a acheté une autre mais n’a pas les outils pour la monter et un ami doit venir l’aider mais il n’est pas prêt d’arriver.

 Je vais chercher ma modeste boite à outils, que j’appelle affectueusement ma “trousse de premiers soins”. A l’aide de cette dernière, on monte la nouvelle batterie. Test… Ca démarre !!!

Le type, soulagé, me dit cinquante fois merci. Il avait dans le regard cette gratitude de la personne qui se dit que malgré sa malchance, c’est peut-être quand même un vendredi 13 heureux.

Je lui répond humblement, et sincèrement, que c’est normal, que j’aimerais qu’on fasse la même chose pour moi dans une situation similaire. Me remerciant encore, il part.

Et moi, je ressens cette chose merveilleuse, ce doux sentiment d’avoir été utile, spontanément, sans compensation autre que cette sensation, celle d’avoir aidé quelqu’un, la plus belle sensation du monde.

Cette sensation est douce, mais en même temps un peu amer. Je me dis qu’elle ne devrait pas être si intense tant il devrait être plus courant de s’aider les uns les autres. On se croise, on vit dans les mêmes villes, les mêmes quartiers, et la majeur partie du temps, on s’ignore. Et quand l’un d’entre nous est dans la muise, combien d’autres viennent l’aider si c’est un inconnu ? Là c’est bien tombé qu’il était en bas de chez moi. Qu’aurais-je fait si ça avait été plus loin, si je n’avais pas eu le temps, si j’avais un truc à faire ?

Oui, c’est agréable ce qu’on ressent après avoir filé un coup de main, mais comme toujours chez moi, pas d’endroit sans envers, qu’il est dur de se rendre compte que cette sensation est due à la trop extrême rareté de ce genre d’acte.

Maintenant, je suis pas un castor junior et je ne vais pas passer mon temps à guetter mémé qui veut traverser la rue, mais si l’occasion se représente, même plus loin qu’en bas de chez moi, je recommencerai.



Big en vacances
Friday August 18th 2006, 7:27 pm
Filed under: Général

Je parts en vacances pour une semaine.

Promis, je ne vous envoie pas de carte et je ne vous raconte rien en rentrant.



Du bonheur
Tuesday August 01st 2006, 5:37 pm
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Quand on parle de ce sujet, il y a toujours débat. S’il y a un point sur lequel on s’accorde, c’est que le but de chacun, c’est de trouver le bonheur. Là où ça se corse, c’est quand on cherche la formule universelle du bonheur.

Pour l’un ce sera une petite famille, une maison, un chien et une maîtresse. Pour l’autre, ce sera une vie professionnelle accomplie. Pour encore un autre, ce sera la communion avec la nature. Bref, on n’arrive pas vraiment à s’accorder sur un but objectif à atteindre pour goûter au bonheur.

Peu importe finalement, le principal réside en fait principalement dans le chemin accompli pour le découvrir. Celui qui atteint, ou plutôt qui croit atteindre le bonheur total, se rend vite compte qu’il y a un truc qui cloche. Il y a forcément un truc qui ne va pas. Donc le bonheur total n’existe pas ? Non seulement je l’affirme mais en plus je l’affirme.

L’homme est ainsi fait. Il ne peut pas être satisfait, il a systématiquement besoin d’autre chose. C’est d’ailleurs grâce à cet aspect qu’il est si inventif. Il a toujours besoin du petit plus. Aussi, une fois un but atteint, il se rend compte qu’il en existe un autre (ou alors il se le crée).

Ceux qui n’en trouvent pas tombent en dépression. Leur but est de trouver un but. Quelle horreur. C’est le principe même de l’ennui : l’attente d’une attente.

Ainsi donc, j’estime que le bonheur n’est pas le résultat mais le moyen. Telles les quêtes initiatiques de nos héros de sagas, on découvre à la fin que ce qui était bon, c’était l’acte de recherche, pas la trouvaille.

Aussi, je ne peux m’empêcher de rire au nez des rabats-joies (et dans mon cas ex-chef d’entreprise) qui osent me dire la chose suivante :
Chercher à transformer ses rêves en réalité, c’est pénible, difficile, parfois impossible, mais toujours frustrant. Pour être heureux, il faut que l’on transforme sa réalité en rêves. Si on rêve d’avoir ce qu’on a, on est forcément heureux.

Messieurs les sophistes, je n’ai qu’une chose à dire : VIVEZ ! Car si vous n’avez pas encore compris, dites vous bien que le but de notre existance n’est pas de chercher vainement un aboutissement qui arrivera bien assez tôt sous le signe de la faucheuse, mais bien de profiter de notre acheminement jusque là. VIVONS !



Avant qu’elle parte…
Thursday July 13th 2006, 5:16 pm
Filed under: Général

J’aurais voulu lui dire que j’étais heureux avec elle, que l’appartement en sa présence était doté d’une énergie différente, plus vive, plus gaie.

J’aurais souhaité lui dire que je l’aime, que depuis que nous sommes “nous”, ma vie a pris un autre sens, une autre dimension.

J’aurais aimé lui dire plein de choses romantiques, avec des ciels bleus, des petits oiseaux et tout ce genre de chose que les filles trouvent mignons.

J’aurais voulu lui raconter comment je nous voyais, maintenant, demain, comment j’imaginais qu’on pouvait évoluer.

J’aurais souhaité qu’elle me voit, me mettant à nu devant elle, lui exposant mes sentiments tels qu’ils sont au fond de moi et tels qu’elle ne les voit jamais.

J’aurais aimé lui demander de me ramener un pain au chocolat, parce que j’aurai pas le temps de prendre un petit déjeuner. Mais là, elle est déjà parti acheter du pain à la boulangerie, et quand elle sera rentrée, je n’aurai sans doute pas le temps de lui raconter tout ça…



France en liesse
Thursday July 06th 2006, 2:25 pm
Filed under: J'me marre

Le pays complet est en joie. L’équipe de France de football est en finale de Coupe du Monde et les gens sont contents.
Ca klaxonne, ça chante, ça fête. Depuis mon balcon, j’aperçois les gens heureux. Heureux que leur équipe puisse prétendre au sommet de l’Olympe footballistique, 8 ans après 1998. Le 12 juillet 1998 est d’ailleurs la dernière occasion où la France avait ainsi festoyé en harmonie, sans différenciation de classe sociale, d’ethnie ou de couleur de peau.

Je me rends compte qu’il n’y a que le foot qui fasse ça. Le peuple français, et je suppose que c’est ainsi dans tous les pays, ne sait s’unir que pour deux raisons : pour manifester son désaccord avec son gouvernement ou sa joie d’une victoire au football.

Les gens ont besoin de ce genre de fête. Besoin de se sentir appartenir à une énorme entité et de faire la fête. Deux fois en 8 ans, c’est peu.
Alors laissons les s’amuser !!!

Et les râleurs, ils peuvent se garder leurs remarques. J’ai pas pu dormir !!! Marre des footeux et de leurs klaxons ! On s’en fout de ces millionaires qui courent après un ballon pour faire la pub !!! Ca va même rien leur apporter aux klaxonneurs !! Ils n’en touchent pas un rond des millions de leurs idôles !!

Ce que ça apporte aux gens, c’est la joie de fêter ensemble une cause commune, de se sentir joyeux en harmonie. Les français ont besoin d’un prétexte pour être heureux tous ensemble ? Alors par les Saint Zidane, Ribery et Thuram, faites que la France gagne dimanche soir !

S’ils gagnent, dimanche à 22h30, je serai sur mon balcon, un petit verre à la main, et un large sourire sur le visage. Je regarderai la France s’éclater, j’écouterai la France chanter, klaxonner. S’ils m’interpellent, je léverai mon verre à leur santé.

Si la France gagne dimanche soir, j’aurai sous les yeux le plus beau, le plus chaleureux et le plus plaisant de tous les tableaux. Oui, les footballeurs sont des artistes, mais pas forcément dans le sens où on l’entend.



Alice
Tuesday June 27th 2006, 5:27 pm
Filed under: Les gens

Alice l’aime de tout son coeur, et pourtant il la quitte. Elle a tout donné, ou était prête à le faire, il le savait et il part quand même.

Elle l’a tout de suite su, quand il est arrivé, ses lunettes de soleil vissés sur le nez, son air faussement attéré. Elle s’est approchée de lui pour l’embrasser, sautillant gaiement avec son large sourire, comme toujours, malgré le poids sur son coeur, le noeud dans sa gorge. Elle le sentait mais voulait exorciser le mal. Et il a esquivé son baiser. L’impression était bonne et le verdict mauvais. Il voulait la quitter.

Il avait bien essayé une fois, deux mois auparavant, mais sans conviction. Elle avait tout de suite su qu’il n’irait pas bien loin. En deux heures de discutions, elle l’avait ramené à elle. Il l’aimait encore à ce moment là, même si “je t’aime” était une phrase qu’il ne lui avait jamais prononcé. Elle se souvient des nombreuses fois où elle lui disait qu’elle l’aimait, voulant qu’il le lui dise en retour. Il répondait en lui soufflant dessus. “Les mots, c’est du vent.” C’était son credo. “Seuls les actes comptent, et je suis là, non ?”. Oui, il l’aimait à l’époque, elle en est sûre.

Mais aujourd’hui c’est terminé. Il n’est plus le même. Il est froid, distant. Il la tue et supporte de la voir mourir.

Elle se rappelle de leurs débuts. Après une première historette d’un mois, trois ans plus tôt, ils s’étaient perdus de vue. A l’époque c’est elle qui l’avait jeté. Trop collant, trop gentil, trop facile. Quand elle l’a revu, c’était il y a un an, il semblait métamorphosé. Sûr de lui, à l’aise, rayonnant. Elle avait alors annoncé clairement qu’elle comptait le reconquérir, et lui avait clamé qu’il l’enverrait promener.

Elle avait alors sorti le grand jeu, lors d’une soirée, et il avait apprécié. La tête des gens quand deux jeunes de 17 ans dansèrent une java endiablée seuls sur la piste, morts de rire ! Quand elle a tenté l’assaut, il lui a répondu qu’il devait soigner ses statistiques, et qu’il n’était jamais sorti deux fois avec la même fille… puis a ajouté que les statistiques on s’en fout ! Quel moment !

Il est temps qu’il parte, prétend-il… Va-t-il retrouver une autre ? Va-t-il rattraper le temps de célibataire perdu ? Elle s’approche, cherchant un dernier baiser. Il lui accorde, et surgissant de derrière les lunettes noires, des larmes viennent lui mouiller les joues. Pourtant, c’est toujours la même impression. Il est toujours décidé. Il la quitte toujours.

Il ne l’aime plus mais il pleure.